école populaire

Définition et enjeux

Portrait de Charles Wagner Charles Wagner Jeunesse (1892)

Le souci que notre époque a apporté à l’école populaire sera un de ses mérites aux yeux de la postérité. L’école primaire est par excellence l’instrument de l’éducation nationale. Je compte y revenir dans la suite de ce livre. Pour le moment, je me contente de la signaler comme un des facteurs qui influent sur la jeunesse populaire et ses idées. Chacun connaît la ténacité des impressions d’enfance. Elles sont encore plus durables chez le peuple que dans la classe cultivée où les lectures, les écoles successives, des influences variées, viennent les contrarier et quelquefois les effacer.
Source : Gutenberg

Collectif Encyclopédie anarchiste

Il y a l’école populaire où l’instituteur tutoie familièrement et amicalement le petit paysan, le petit ouvrier, et il y a le lycée aristocratique où le professeur doit respectueusement appeler « messieurs » les jeunes dauphins de la République. Il y a la caserne scolaire où l’enfant doit surtout apprendre l’obéissance aux chefs, le respect des puissants, et il y a l’école spéciale où l’on apprend à commander aux « vagues humanités », aux « espèces inférieures », et à exploiter le « matériel humain ».
Source : Wikisource

Congrès de l'enseignement des sciences sociales… (1901)

Faire des individus forts est une oeuvre de justice partielle qui, si on les fait en même temps sociaux, créera la justice totale.
Ainsi considéré, l'enseignement populaire date d'hier. C'est surtout l'esprit pratique qui régnait à l'Ecole du soir et aux Cours d'adultes, l'esprit patriotique et moral dans l'oeuvre post-scolaire. De l'Ecole au Régiment, l'esprit économique et politique dans les groupements ouvriers. Récemment, l'esprit social a tout pénétré, transformé, élargi, embrassant tous les âges et toutes les classes pour créer entre elles les moeurs de la fraternité.
Source : Gallica

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