Ferdinand Buisson

Ferdinand Buisson

Résumé

Portrait de Ferdinand Buisson Ferdinand Buisson L’Année pédagogique

La liberté, d’autre part. À ceux qu’elle inquiète, nous répondrons dans le même sens :
L’esprit libéral, qui est celui de tout l’enseignement public français, ne vise pas à remplacer d’office une doctrine par une autre. Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir de doctrine d’État, en dehors de ces rudiments, précieux d’ailleurs, de toute éducation humaine qui sont l’objet de l’instruction obligatoire et qui ne soulèvent aucune contestation.
L’esprit libéral ne demande pas qu’on mette à son service le bras séculier pour l’aider à combattre l’esprit clérical.
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Portrait de Ferdinand Buisson Ferdinand Buisson L’Année pédagogique

Toute notre conception pédagogique repose sur ce postulat : qu’il y a une affinité naturelle — mystérieuse comme tout ce qui est naturel — entre l’âme humaine et la vérité : vérité intellectuelle qui s’impose à l’esprit, vérité morale qui subjugue la conscience ; vérité esthétique qui touche le cœur. L’école laïque croit à toutes ces forces invisibles et invincibles : elle y croit tellement qu’elle veut les laisser agir, sûre que l’homme n’y résistera pas.
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Quel démenti donne à cette allégation l’histoire de la démocratie française ! Nul régime n’a fait plus, n’a fait autant pour l’enseignement secondaire ; la part des lycées et des collèges n’a pas été, en proportion, moins généreusement mesurée que celle des écoles primaires. Et, là précisément, la République a ouvert avec autant de bonheur que de hardiesse un chapitre nouveau. C’est elle qui a créé l’enseignement secondaire des jeunes filles, dont le moins qu’on puisse dire est que le pays lui a fait un accueil dépassant toutes les espérances.
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