Résumé

Lucien Mercier Les universités populaires : 1899-1914… (1986)

Dans ces institutions d'enseignement populaire et d'éducation mutuelle, on étend non seulement le champ des connaissances humaines que tout travailleur doit posséder pour affranchir son cerveau des préjugés et des superstitions, mais encore on l'emploie à développer les énergies et les individualités, à constituer des esprits libres, des caractères indépendants ; en un mot, on y apprend à savoir et à vouloir. Ainsi l'Université populaire est un précieux auxiliaire de la Bourse du Travail.
Source : Gallica

Lucien Mercier Les universités populaires : 1899-1914… (1986)

Le temps n'est plus de ce qu'on appelait le socialisme d'éducation. Jaurès lui-même considéra toujours qu'un intellectuel engagé ne pouvait se satisfaire de parler à la classe ouvrière, qu'il luifallait trouver le moyen de militer avec elle, de mettre à jour avec elle des valeurs communes, et de les promouvoir. Rien n'interdit après tout de penser que les multiples expériences qui ont transcendé les Universités populaires ne finiront pas par se rassembler et par éclairer les chemins aujourd'hui obscurcis.
Source : Gallica

Lucien Mercier Les universités populaires : 1899-1914… (1986)

Mais plus que l'idée d'éducation mutuelle, l'Université populaire porte en elle l'éducation du peuple ; la première est une revendication ouvrière, la seconde une formule bourgeoise et l'omniprésence des intellectuels dans les débuts du mouvement opère le transfert. Éduquer le peuple, c'est alors lui faire découvrir les beautés de la science, des arts, en un mot, l'élever. L'éducation du peuple veut réhabiliter le « populaire » en le faisant accéder à la culture des élites.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature