Célestin Bouglé,
La Démocratie devant la science
“ Si peu de gens partagent aujourd’hui l’erreur de Flourens, et accusent ou louent le darwinisme de prêter des vues à la nature, beaucoup semblent admettre qu’il suppose certaines tendances au sein des êtres individuels et enveloppe une sorte de finalisme interne, propice aux réintégrations idéalistes. L’évolution, si elle ne suppose plus un plan providentiel ou préconçu, impliquerait du moins, en chaque être qui lutte, une volonté d’être, une « pensée obscure », un « effort vers la vie [7] ». La théorie darwinienne n’a nullement besoin de ces hypothèses. ”
