Darwinisme

Définition et enjeux

Portrait de Célestin Bouglé Célestin Bouglé,  La Démocratie devant la science

“ Si peu de gens partagent aujourd’hui l’erreur de Flourens, et accusent ou louent le darwinisme de prêter des vues à la nature, beaucoup semblent admettre qu’il suppose certaines tendances au sein des êtres individuels et enveloppe une sorte de finalisme interne, propice aux réintégrations idéalistes. L’évolution, si elle ne suppose plus un plan providentiel ou préconçu, impliquerait du moins, en chaque être qui lutte, une volonté d’être, une « pensée obscure », un « effort vers la vie [7] ». La théorie darwinienne n’a nullement besoin de ces hypothèses. ”
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Portrait de André Beaunier André Beaunier,  Revue des Deux Mondes

“ Le néo-darwinisme ne procède pas scientifiquement : toutes les bonnes règles de la méthode, il les néglige. Et il arrange son roman biologique avec une liberté ridicule, avec une liberté scandaleuse, étant donné qu’il se présente comme la science parfaite en lutte contre l’imagination philosophique ou religieuse. Le triomphe du néo-darwinisme et l’invasion néo-darwinienne seront, dans l’histoire de la pensée contemporaine, l’une des aventures les plus regrettables et qui auront fait le plus grand tort à la recherche sérieuse et attentive de la vérité. ”
Source : Wikisource

Gabriel Tarde,  Études pénales et sociales (1892)

“ D'une part le darwinisme est incompatible avec le droit naturel : si une loi de la nature veut la lutte des êtres et l'extermination des faibles au profit des forts, il faut cesser de dire que la nature veut l'harmonie des êtres, circonscrits respectivement dans la sphère de leurs « droits ». D'autre part, le darwinisme n'est pas moins contraire au benthamisme qui prétend faire naître l'harmonie générale et le plus grand bonheur commun de la mêlée des rivalités et des hostilités individuelles. ”
Source : Gallica

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