Résumé

Portrait de Paul-Émile Chauffard Paul-Émile Chauffard La vie : études et problèmes de biologie générale (1878)

A une génération continue correspond, dans l'être vivant, une mort continue. Peu à peu la puissance génératrice décline, languit, s'affaisse ; la mort, toujours en travail, ne s'arrête pas; son œuvre devient prépondérante, et enfin elle éteint pour toujours les générations nutritives, si pressantes au début de l'être. Les horizons de l'âme sont tout autres. Ce qui est engendré dans la pensée subsiste et grandit sans fin. Au mouvement d'accroissement ne s'oppose pas, comme dans la vie, une mort parallèle, lente et inévitable. L'âme n'abandonne nécessairement rien de ce qu'elle engendre.
Source : Gallica

Portrait de Paul-Émile Chauffard Paul-Émile Chauffard La vie : études et problèmes de biologie générale (1878)

« La terre elle-même, selon Képler, dit M. Bouillier, n'est qu'un membre faisant partie d'un immense organisme. Tous les astres sont animés comme elle; s'ils se meuvent dans l'espace suivant des courbes savantes, sans se heurter les uns les autres, sans troubler l'harmonie de l'univers, c'est à cause d'une âme intelligente et directrice qui les anime et les guide, comme un pilote, à travers l'espace. Au centre du système planétaire est le soleil, siège d'une intelligence parfaite. »
La science de l'âme et de la vie se perdait dans le tumulte de ces causes innombrables.
Source : Gallica

Portrait de Paul-Émile Chauffard Paul-Émile Chauffard La vie : études et problèmes de biologie générale (1878)

Ces hautes vérités de la science de la vie sont combattues avec une ardeur croissante. C'est le malheur des temps.
Dès qu'on touche à l'homme, on sent que les affirmations prennent aussitôt une invincible solidarité, et qu'elles dépassent le fait particulier qu'elles visent. Il faut nier la cause et l'unité vivantes, parce que l'on veut nier l'âme, et, avec elle, toute cause et toute unité. Tout doit préparer ces négations suprêmes et y aboutir. Il faut remonter ces courants de ténèbres. Rattachons la science à l'unité; c'est un moyen de rendre l'âme évidente et Dieu visible.
Source : Gallica

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