Paul-Émile Chauffard,
La vie : études et problèmes de biologie générale
(1878)
“ A une génération continue correspond, dans l'être vivant, une mort continue. Peu à peu la puissance génératrice décline, languit, s'affaisse ; la mort, toujours en travail, ne s'arrête pas; son œuvre devient prépondérante, et enfin elle éteint pour toujours les générations nutritives, si pressantes au début de l'être. Les horizons de l'âme sont tout autres. Ce qui est engendré dans la pensée subsiste et grandit sans fin. Au mouvement d'accroissement ne s'oppose pas, comme dans la vie, une mort parallèle, lente et inévitable. L'âme n'abandonne nécessairement rien de ce qu'elle engendre. ”
