Résumé

E. Vacherot Revue des Deux Mondes

Seule, la métaphysique en explique le pourquoi, en en recherchant les raisons d’être, les causes véritables. C’est là l’explication qui les fait réellement comprendre. Or il n’est pas de science qui ne laisse sur ce point de graves problèmes à la métaphysique. C’est la physique, c’est l’astronomie, c’est la chimie, c’est la physiologie, c’est l’histoire, dont les lois ne s’expliquent, en définitive, que par des raisons métaphysiques d’un ordre supérieur. Tout est matière à problèmes de ce genre, dans le monde physique comme dans le monde moral.
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E. Vacherot Revue des Deux Mondes

L’objet de la science est une totalité de sujets ; l’objet de la métaphysique est une certaine unité de point de vue. On ne peut donc, comme on l’a presque toujours fait jusqu’ici, dire que cette dernière comprend une, deux, ou plusieurs réalités de capitale importance, comme Dieu, l’esprit, la matière. On ne saurait trop le répéter, ce n’est point telle réalité, si grande, si haute qu’elle soit, qui fait l’objet de la spéculation métaphysique, c’est l’idée, la pensée qu’on y cherche, afin de la faire réellement comprendre.
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E. Vacherot Revue des Deux Mondes

Du moment que la philosophie tient, le principe de la véritable explication des choses, les hypothèses de la science n’ont plus rien qui doive l’inquiéter. Il y a lieu de douter que les faits confirment les théories du transformisme et de la sélection naturelle. Mais en fut-il ainsi, qu’importe à la philosophie telle ou telle origine assignée à telle ou telle espèce ? Qu’importe à la dignité de l’homme actuel qu’il ait pour ancêtre un être plus ou moins voisin du singe ? Que lui importe même que l’homme ne soit qu’un singe perfectionné, malgré l’invraisemblance d’une pareille hypothèse ?
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