Barthélémy Saint-Hilaire,
Revue des Deux Mondes
“ La physiologie de Claude Bernard n’est pas celle de Haller. La chimie de notre temps n’est plus celle de Lavoisier. Si la mobilité scientifique est moins grande, c’est que le champ d’études pour chaque science est plus étroit, tandis que le champ de la philosophie est sans bornes, comme les objets qu’elle cherche à s’expliquer. Les sciences doivent en outre se dire que, placées devant l’infini, chacune dans leur sphère, elles ne l’épuiseront pas ; l’analyse, poussée aussi loin qu’on voudra, ne verra jamais le terme éternellement poursuivi et éternellement inaccessible. ”
