Édouard Chaigne, Influence des travaux de Bacon de Verulam et de Descartes sur la marche de l'esprit humain… (1865)
“ Mais comme s'il n'était donné à l'homme de s'élever que pour retomber aussitôt, Descartes ne tire pas tout le parti qu'il aurait pu de cette découverte importante dans la théorie de l'intelligence humaine. Ce génie sublime qui s'était dégagé avec tant d'audace des liens de l'école y retombe à son insu, et ses subtilités sur l'être imparfait, qui ne peut connaître que par le parfait, des interprétations idéales sur le néant, et de prétendues idées innées sur la connaissance de Dieu et de la spiritualité de l'âme, l'égarent bien au delà des bornes que sa méthode enseigne à ne pas franchir. ”
