Résumé

J. Millet Descartes, sa vie, ses travaux… (1867)

Ainsi, à l'âge de vingt-cinq ans, Descartes a trouvé la Méthode qui conduit à la vraie science, inventé et fécondé l'application de l'algèbre à la géométrie, démontré des théorèmes nouveaux, découvert la nature du langage et de ses rapports avec la pensée ; et déjà il embrasse et domine d'un vaste regard l'ensemble de toutes les sciences.
L'histoire n'offre peut-être aucun autre exemple d'une telle profondeur et d'une telle fécondité de génie à un pareil âge. Devant la seule application de l'algèbre à la géométrie pâlissent toutes les découvertes de Képler et de Galilée.
Source : Gallica

J. Millet Descartes, sa vie, ses travaux… (1867)

Mais la nature peut nous tromper, et l'instinct ne constitue pas une preuve, puisque nous ne savons si nous sommes formés par un Dieu bon, par un démon méchant, ou à l'aventure. Donc le doute est invincible.
Je réponds pour Descartes : Si le moi se perd dans la vie divine, Dieu existe ; l'existence de Dieu sort triomphante de l'anéantissement du moi. Et c'est là, en effet, qu'aboutissent l'Inde et l'Ecole d'Elée; c'est là aussi que la logique conduisait Pascal, et non au Nihilisme, qui ne peut être qu'une contradiction absurde de la pensée avec elle-même.
Source : Gallica

J. Millet Descartes, sa vie, ses travaux… (1867)

Il n'y a de science, en effet, comme nous l'avons déjà vu, que celle du nécessaire et de l'absolu. Les sciences expérimentales ne servent qu'à fournir des matériaux à la science véritable. La Physique et les sciences morales ne méritent le nom de sciences que lorsque les faits et les lois qu'elles ont recueillis , se laissent ramener à des théorèmes nécessaires et à des principes à priori. Il n'y a donc qu'une méthode scientifique, la méthode déductive à priori dont celle des mathématiques est l'enveloppe. Cette méthode a deux procédés, l'analyse et la synthèse.
Source : Gallica

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