Résumé

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Histoire comparée des systèmes de philosophie… (1804)

« Puisque, dans l'homme, tout est sensation physique, l'intérêt physique est son mobile unique ; il est le seul dispensateur de son estime, et l'intérêt commun est le seul principe du jugement que les hommes, réunis en société , portent sur le bon, le juste et le beau (2) . S'il n'est point d'idées innées, qui nous aurait fait naître l'idée de l'estime pour un talent, si ce n'est l'intérêt (3) ? »
Le livre de l'esprit, et celui de l'homme, ont tous deux pour objet d'expliquer, par un principe unique, le système entier de
Conséquences qu'Helvétius tire de ses principes.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Histoire comparée des systèmes de philosophie… (1804)

Il y a en quelque sorte deux ames dans l'homme ; car nous donnons aussi le nom d'âme au principe physique de la vie et de l'activité spontanée : ce principe matériel du mouvement est commun aux brutes, aux plantes même, et à tous les êtres organisés. Mais dans un sens plus rigoureux, nous réservons le nom d'âme pour le principe de la sensibilité et de la pensée ; celui-ci est unique et simple, car le sujet qui juge est identique au sujet qui aperçoit et qui sent; la connaissance, le jugement, la science ne pourraient être conçus sans cette identité.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Histoire comparée des systèmes de philosophie… (1804)

« Nos sentimens ne sont point l'effet de nos raisonnemens, mais ils les précèdent. Ainsi, quoique nos connaissances soient acquises par l'expérience , nos sentimens ne sont point le produit de l'art. Il y a dans les âmes un principe inné de justice et de vertu auquel nous donnons le nom de conscience. Connaître le bien, ce n'est pas l'aimer ; l'homme n'en a pas la connaissance innée ; mais sitôt que sa raison le lui fait connaître , sa conscience le porte à l'aimer ; c'est ce sentiment qui est inné (2) . »
Nous retrouvons ici, dans Rousseau, le sens moral de Shaftesbury et de Hume.
Source : Gallica

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