Résumé

Amand Biéchy Essai sur la méthode de Bacon… (1855)

Mais l'hypothèse n'est que la pierre d'attente ou le fantôme de la science, comme l'empirisme n'en est que le début avorté. La science est bien une création de l'esprit à la recherche de l'unité , mais cette création n'a rien d'arbitraire ; elle est soumise à des conditions sévères , à des lois inexorables. Connaître quelque chose d'une manière scientifique, c'est en savoir la cause, et l'esprit introduit l'unité dans la diversité infinie des faits de la nature , en les groupant en pensée autour de leurs causes, en rattachant plusieurs faits à une cause commune.
Source : Gallica

Amand Biéchy Essai sur la méthode de Bacon… (1855)

Laissant donc de côté les idées que l'on se fait généralement sur la doctrine de Bacon, voyons quelle elle est en elle-même, quelle est la valeur et la portée de sa manière de définir la science.
Quelque chose que l'homme veuille connaître, quelque science qu'il veuille acquérir, c'est toujours une réalité, un fait qu'il faut étudier en lui-même et décrire d'abord avant de songer à l'expliquer. L'étude et la connaissance de ce fait, voilà ce qu'on nomme l'expérience.
Source : Gallica

Amand Biéchy Essai sur la méthode de Bacon… (1855)

L'expérience est le point de départ de la science, mais elle n'est pas la science. Elle est la perception et la connaissance du fait, dont la science est l'explication. Expliquer un fait, c'est en déterminer la cause, la loi et, autant que possible, la destination. Pour élever la connaissance du fait à la hauteur de la connaissance scientifique, il faut un nouvel ordre de procédés, que l'esprit emprunte exclusivement à ses propres forces. L'expérience ne nous donne que la variété infinie du spectacle de la nature.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature