Théodore Jouffroy

Résumé

Théodore Jouffroy Nouveaux mélanges philosophiques… (1842)

Telle est l'influence de la logique générale ou de la science générale des méthodes : c'est un flambeau qui, en jetant des clartés sur l'intelligence qui fait les sciences, en réfléchit sur le chemin de chacune.
C'est à ce grand mouvement engendré par le mouvement général de l'intelligence humaine vers la connaissance, et qui suit, domine et éclaire ce mouvement, que correspond, dans le développement spécial de chaque science, celui qui a pour objet de fixer la méthode de cette science. Il est inspiré par le même besoin, et, dans des limites différentes, aspire au même résultat.
Source : Gallica

Théodore Jouffroy Nouveaux mélanges philosophiques… (1842)

Si un objet qui nous était nuisible cesse de nous être nuisible, l'aversion que nous éprouvions pour lui s'évanouit. Si l'objet qui nous était utile nous devient nuisible, au lieu d'avoir de l'amour pour lui, nous sentons pour lui de l'aversion. Si l'objet qui nous était nuisible nous devient utile, l'aversion que nous avions pour lui cesse, et nous sentons pour lui de l'amour. Ce n'est jamais l'objet lui-même que nous aimons, c'est notre propre bien, notre propre développement; de même ce que nous haïssons, c'est l'obstacle.
Source : Gallica

Théodore Jouffroy Nouveaux mélanges philosophiques… (1842)

L'accomplissement du devoir, tel est le véritable but de la vie, et le véritable bien. Vous le reconnaissez à ce signe qu'il dépend uniquement de votre volonté de l'atteindre, et à cet autre qu'il est également à la portée de tous, du pauvre comme du riche, de l'ignorant comme du savant, et qu'il permet à Dieu de nous jeter tous tant que nous sommes dans la même balance, et de nous peser avec les mêmes poids. C'est à sa suite que se produit dans l'âme le seul vrai bonheur de ce monde, le contentement de soi-même.
Source : Gallica

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