Résumé

Joseph Tissot Th. Jouffroy : sa vie et ses écrits (1875)

Sous les deux premiers rapports la logique est une science, sous le troisième un art.
« Si, au lieu de demander : Y a-t-il de la vérité pour l'homme? on demande : La vérité humaine est-elle la vraie vérité? on pose un problème que l'homme ne peut décider. Pour le résoudre en effet il n'a que son intelligence, et on lui demande de décider si ce qui paraît vrai à cette intelligence est vrai en soi et absolument ; question que cette intelligence ne peut évidemment résoudre sans se juger elle-même, ce dont elle est à jamais incapable. »
Source : Gallica

Joseph Tissot Th. Jouffroy : sa vie et ses écrits (1875)

Le beau, y est-il dit, est une chose de raison et non pas de sensibilité. Lorsque, sous la manifestation de la vie, la raison conçoit l'harmonie ou l'unité, c'est alors que commence à vous apparaître le beau, et avec lui le sentiment spécial qu'il excite. L'harmonie ou l'ordre sont des idées absolues. Le beau c'est l'harmonie, l'ordre la symétrie. Au fond c'est la nature humaine qui s'aime et se retrouve dans le beau, le sublime et l'agréable. C'est la nature humaine qui est le principe du beau dans l'imitation.
Source : Gallica

Joseph Tissot Th. Jouffroy : sa vie et ses écrits (1875)

Ce n'est pas par voie de comparaison qu'on peut déterminer la nature du beau, mais en cherchant bien ce qui, dans un seul objet, nous fait dire qu'il est beau. La beauté se trouve tout entière dans un seul objet. C'est ce procédé comparatif qui a conduit à donner l'unité et la variété comme essence du beau. Le fait est que tout est un et divers, le laid aussi bien que le beau, et cependant tout n'est pas beau. Il est vrai de dire aussi que la variété plaît aux sens et l'unité à l'esprit, et que l'unité dans la variété plaît ainsi à nos deux facultés.
Source : Gallica

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