Félix Ravaisson,
Revue des Deux Mondes
“ Et le fonds, la substance, au contraire, c’est l’Esprit lui-même, dont la nature est de s’entendre et de se posséder. Ce qu’il conçoit au-dessus et au-delà de la Nature, c’est ce qu’il voit en lui, et ce qu’il voit, c’est ce qui est lui-même. « Car l’Esprit n’est pas l’invisible, mais le seul visible. » N’est-il pas temps qu’il renonce enfin à se chercher hors de lui, dans son œuvre, l’idole de la matière inerte, et reconnaisse en lui le principe universel, la substance, l’essence, comme la cause première de toutes choses ? ”
