école écossaise

Définition et enjeux

Portrait de Antoine-Augustin Cournot Antoine-Augustin Cournot Considérations sur la marche des idées et des événements dans les temps modernes… (1872)

Pour nous autres Français, la philosophie écossaise est une plante que la culture a plus travaillée, qui se ressent davantage des influences littéraires, et moins du voisinage du comptoir ou du laboratoire. Nous sommes frappés surtout des ressemblances de l'école écossaise et de notre école genevoise, ressemblance attestée par la complaisance qu'elles ont mise à se traduire et à se commenter l'une l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Simon Jules Simon Revue des Deux Mondes

Dans un sens rigoureusement vrai, l’école écossaise n’est point originale, et elle n’aspire point à le paraître. Elle a plutôt une méthode que ce que l’on appelle un système, c’est-à-dire qu’elle ne croit pas la philosophie achevée, et qu’elle s’occupe à la faire. Après quelques recherches et peut-être quelque découverte, les philosophes se hâtent le plus souvent de conclure, de fermer la carrière, impatiens qu’ils sont de profiter de leurs travaux, d’assurer leur gloire, et de donner leur nom à une doctrine complète.
Source : Wikisource

Portrait de Félix Ravaisson Félix Ravaisson Revue des Deux Mondes

Quoi qu’il en soit, l’école écossaise proprement dite n’a jamais pensé que les principes innés à l’intelligence humaine, qui la poussent à dépasser le cercle de l’expérience, pussent la mener fort loin. Tout en reconnaissant que nous sommes autorisés à croire que par-delà les phénomènes et leurs lois, il y a des substances et des causes, les philosophes écossais pensent que nous ne pouvons rien savoir de ces êtres sinon ce que l’induction autorise à conclure du fait à la cause, du mode à la substance, et ils estiment que cela se réduit à très peu de chose.
Source : Wikisource

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