G. Bonet-Maury

Résumé

G. Bonet-Maury Revue des Deux Mondes

Bref, il avait fait la conquête de tous les cœurs, des esclaves, des marchands, et même des corsaires. Le bey, frappé d’admiration par tant de vertu, lui dit un jour : « En vérité, tu gagneras le ciel par tant d’aumônes ! » Mais Jean, loin de s’enorgueillir, de répondre : « Je n’ai pas de mérite, car ce que j’en fais c’est au moyen de la charité des autres. Ce sont tous ces donateurs qui gagnent le ciel. » Aussi, à la mort de Martin Lange, lorsque les marchands français, d’un élan unanime, proposèrent au bey de l’agréer comme consul de France, le plus étonné, ce fut lui-même.
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Il y a donc en Angleterre beaucoup plus de personnes qui s’intéressent aux écoles que chez nous. Comme en France, ces amis de l’enseignement primaire se divisent en partisans de l’église (churchmen) et libéraux. Ces derniers ne veulent du contrôle d’aucune église sur l’école. Mais il y a deux points sur lesquels tout le monde est d’accord : c’est que l’instruction du peuple doit être établie sur la base générale du christianisme et qu’on doit respecter, à l’école, la liberté de conscience de l’enfant des plus humbles parens.
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Les plus humbles, mais non les moins braves de ses enfans, par leurs sueurs, par leurs larmes, par leur sang, avaient commencé à humaniser « la Barbarie » et y avaient fait aimer le nom de la France, comme celui de la protectrice naturelle des opprimés et des vaincus. — Une fois le dey d’Alger expulsé, une fois cette œuvre de justice accomplie, ce sont encore des religieux français : les Trappistes, les Pères blancs, qui, sous l’impulsion généreuse du cardinal Lavigerie, ont repris l’œuvre des Lazaristes, interrompue par la conquête.
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