G. Bonet-Maury, Revue des Deux Mondes
“ Bref, il avait fait la conquête de tous les cœurs, des esclaves, des marchands, et même des corsaires. Le bey, frappé d’admiration par tant de vertu, lui dit un jour : « En vérité, tu gagneras le ciel par tant d’aumônes ! » Mais Jean, loin de s’enorgueillir, de répondre : « Je n’ai pas de mérite, car ce que j’en fais c’est au moyen de la charité des autres. Ce sont tous ces donateurs qui gagnent le ciel. » Aussi, à la mort de Martin Lange, lorsque les marchands français, d’un élan unanime, proposèrent au bey de l’agréer comme consul de France, le plus étonné, ce fut lui-même. ”
