Résumé

Jean de Prats L'Église africaine ancienne et moderne (1892)

Le brigandage en fit comme l'entrepôt des richesses du commerce européen, et les esclaves s'y multiplièrent en nombre effrayant. Tous les jours et à toute heure partaient d'Alger, de Tunis, de Salé, de Tétouan, de Tripoli, de Tanger, des vaisseaux armés en guerre, qui enlevaient les navires de commerce et portaient le ravage sur les côtes de l'Europe, jusqu'en Angleterre, en Irlande, et même en Islande. Ils entraient rarement, il est vrai, dans l'Océan, et se contentaient, pour l'ordinaire, d'écumer la Méditerranée.
Source : Gallica

Jean de Prats L'Église africaine ancienne et moderne (1892)

Le cruel est un corsaire d'Alger. Je ne demande pas sa mort; cet homme, dont les malheurs vous touchent, est un papas, et ses compagnons sont aussi chrétiens ; leur liberté est entre vos mains; puis-je l'espérer de votre bonté, Seigneur ? Lampédoza est une île que vos soldats vous ont acquise lors du siège de Malte, et le dey d'Alger n'a aucun droit sur elle; enlever ceux qui viennent y habiter, c'est peu respecter Votre puissance.
Source : Gallica

Jean de Prats L'Église africaine ancienne et moderne (1892)

L'étonnement des Algériens devait être d'autant plus grand, qu'ils avaient été témoins de la constance des esclaves chrétiens dont nous venions de briser les fers, et que la tradition leur avait transmis l'histoire de nombreux martyrs ayant couronné par une mort héroïque, dans les bagnes d'Alger, la confession inébranlable de leur foi. Cette tradition leur avait appris le nom de saint Vincent de Paul, esclave ramenant dans le sein de l'Église son maître renégat.
Source : Gallica

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