Méhari

Définition et enjeux

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Au Sahara (1891)

Les méhara supportent ces incisions sans se plaindre. Ce courage physique fait d’eux des compagnons précieux pour la guerre. Tandis que le djemel blessé se répand en interminables beuglements, le méhari patient, courageux, ne trahit jamais sa douleur et ne dénonce pas aux ennemis le lieu de l’embuscade.
Honnête et sûr, malgré des révoltes passagères et des rages léonines, pour l’agenouillement et la montée en selle du cavalier, le méhari ne connaît point la peur.
Source : Gutenberg

Maurice Cortier Nos Confins sahariens, étude d'organisation militaire… (1908)

Les méharas ne prennent pas l’habitude de marcher constamment le nez dans les jambes du méhari précédent, ce qui risque à la longue d’occasionner des résistances de la part de l’animal si le méhariste veut le faire sortir du rang et marcher seul. Enfin cette formation permet aux méharistes de causer pendant la marche, de chanter en coeur en s’accompagnant de la guesba (petite flûte que les méharas savent écouter et dont le son leur fait activer l’allure) et par ces procédés de sentir l’étape moins longue et moins pénible.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Au Sahara (1891)

D'ailleurs, au bout d'une semaine de route, les montres s'arrêtent pour un choc, pour quelque grain de sable. On ne sait plus l'heure, ni la date du mois, ni même le nom du jour. Le temps ne- compte pas. Et, dans l'absence de tout rapport avec d'autres hommes, on se laisse bercer dans le rythme des successions astrales, entre les levers de soleil et les levers de lune.
La chaleur et le bercement du méhari entretiennent cette somnolence de la pensée.
Il y a peu de monture sur qui l'on soit moins renseigné que sur le méhari.
Source : Gallica

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