Hugues Le Roux,
Au Sahara
(1891)
“ La métropole n’envoie presque rien par la route du M’zab à sa colonie du Sud.Le marché de Ghardaïa est installé assez haut dans la ville, sur une grande place entourée de galeries. On étale à terre les graines, les charges de bois, les dattes, les laines, les tapis, les burnous, les haïks, le raisin et les pastèques, les tas de crottin de chameau séché pour le chauffage, les armes et les poteries du désert, entre les jambes des méhara et des ânes touaregs, splendides, hauts sur pattes, robés de gris, avec une croix très apparente, d’un beau noir, posée sur les épaules. ”
