Résumé

Frédéric Bernard Deux missions françaises chez les Touareg en 1880-81 (1896)

Nous sommes ici dans l'oued Igharghar dont le lit s'élargit jusqu'à avoir 40 à 50 kilomètres de largeur; la vue s'étend sans limites sur cette Immensité, sauf vers le sud-ouest où on voit quelques hauteurs rocheuses couvertes de sable qui terminent de ce côté le Djebel Iraouen.
Nous campons à 2 heures 1/2 près d'un assez beau gommier isolé au milieu de la plaine, l'horizon forme un cercle parfait autour de cet arbre ; le sol caillouteux ne porte pas un brin d'herbe, les chameaux se passeront de manger aujourd'hui.
Source : Gallica

Frédéric Bernard Deux missions françaises chez les Touareg en 1880-81 (1896)

Cette vallée est assez étranglée, aussi est-elle fortement ravinée par les eaux qui s'y sont creusé un lit profond bordé de magnifiques tamarix; l'oued a coulé, il n'y a pas très longtemps, car son lit est encore très humide et certaines cavités contiennent de l'eau.
La végétation est luxuriante, le sol est couvert d'un tapis de verdure qui le cache complètement en certains endroits; le trèfle domine, mêlé à une crucifère à fleurs jaune pâle qui répand une odeur fade et désagréable;, les Chaamba assurent que cette plante est comestible et la recueillent en passant.
Source : Gallica

Frédéric Bernard Deux missions françaises chez les Touareg en 1880-81 (1896)

Le vent qui soufflait faiblement du sud-est au lever du soleil, passe au sud-ouest en devenant très violent, il soulève des nuages de sable qui rendent tout travail impossible, on ne sait où se mettre ; le soleil est atrocement brûlant et sous la tente la température se tient dans les environs de 55°.
L'air est d'une sécheresse extrême et nos tentes sont de véritables électrophores ; sur ma table, le lorgnon de Roche, qui fait tente commune avec moi, dresse son cordon vers le ciel, attiré par la toile qui le maintient dans cette position contraire aux lois de la pesanteur.
Source : Gallica

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