Alexis Métois

Au Désert (1901)

Résumé

Alexis Métois Au Désert (1901)

Cet Erg que l'on représentait autrefois comme le plus terrible obstacle du désert, comme un tombeau mouvant où devait infailliblement rester enfoui le voyageur qui s'y hasarderait, est en réalité, en même temps que la plus pittoresque, la partie la plus féconde et la plus habitée du Sahara. C'est là, dans les cuvettes profondes enserrées entre de hautes montagnes de sables, que les nomades trouvent les meilleurs pâturages pour leurs troupeaux de chameaux. Le sable fin est en tous sens sillonné par les traces des gerboises, des rats musqués, des gazelles, des antilopes.
Source : Gallica

Alexis Métois Au Désert (1901)

Oh ! ce blanc du désert, ce blanc éclatant sous le ciel bleu, comme il donne bien l'idée d'un sol virginal, d'une terre inviolée ! Blancs mais étincelant des mille feux du soleil, les fins cailloux de quartz, blancs les petits oiseaux, les saxicoles que l'on distingue à peine, blancs les,petits grillons, les araignées de sable qui glissent si rapidement sur le sol qu'il faut s'arrêter pour se rendre compte de leur grand nombre ; tout est blanc, tout paraît blanc du moins.
Source : Gallica

Alexis Métois Au Désert (1901)

Une vaste plaine parsemée de buttes argileuses surmontées de tamarins, précède aussi le petit pâté de dunes où se trouve le puits de Timassanine. Le sol luisant brille au soleil comme la surface d'un miroir et là encore se retrouvent les magiques effets du mirage, puis l'on quitte cette plaine pour remonter dans les sables et presque aussitôt l'on tombe sur un petit bouquet de palmiers, coquettement caché derrière la première dune.
Source : Gallica

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