Fernand Patorni, Les Tirailleurs algériens dans le Sahara… (1884)
“ Un ennemi voulut lui enlever ses armes; mais le mourant se souleva par un suprême effort, et le Targui, atteint d'une balle en plein front, tomba expirant à ses côtés. Le cadavre du colonel, resté sous le tamaris, était recouvert par les sables du milieu desquels émergeaient encore des carcasses de dromadaires. C'est là que fut blessé Chanebir. On ne voyait d'ossements humains que ceux de Dennery gisant beaucoup plus loin sur un terrain ferme. Comme Ali contemplait tristement ce spectacle, quelqu'un lui dit qu'il était libre, si bon lui semblait, de reposer au milieu de ses frères. ”
