Résumé

Fernand Patorni Les Tirailleurs algériens dans le Sahara… (1884)

Un ennemi voulut lui enlever ses armes; mais le mourant se souleva par un suprême effort, et le Targui, atteint d'une balle en plein front, tomba expirant à ses côtés.
Le cadavre du colonel, resté sous le tamaris, était recouvert par les sables du milieu desquels émergeaient encore des carcasses de dromadaires. C'est là que fut blessé Chanebir. On ne voyait d'ossements humains que ceux de Dennery gisant beaucoup plus loin sur un terrain ferme. Comme Ali contemplait tristement ce spectacle, quelqu'un lui dit qu'il était libre, si bon lui semblait, de reposer au milieu de ses frères.
Source : Gallica

Fernand Patorni Les Tirailleurs algériens dans le Sahara… (1884)

Tous les pays parcourus par Ali retentissent de chants en l'honneur du colonel Flatters. Ce fait inoui d'un Européen pénétrant au cœur du Sahara hardiment, à visage découvert, semant l'or sur ses pas, et portant dans ses mains la paix ou la guerre, a fait sur les esprits une impression profonde. Aujourd'hui que ce noble adversaire n'est plus à craindre, on l'admire, on honore sa mémoire, et l'ardente imagination des indigènes en fait un preux, un sultan magnifique, un héros déjà légendaire.
Source : Gallica

Fernand Patorni Les Tirailleurs algériens dans le Sahara… (1884)

Nous sommes actuellement à douze cents kilomètres de Laghouat, à seize cent soixante-quatre d'Alger. Nous allons entrer définitivement dans le pays des Touareg un de ces jours.
En fait de gibier, il y a ici beaucoup de gazelles, quelques antilopes, assez de lièvres, quelques outardes et de très-rares autruches. Nous n'en avons pas vu, mais nous en avons aperçu des traces larges comme des pieds de chameaux. Le pays est tout à fait aride. Aucune plante, rien, rien ; quelques herbes seulement et encore assez rares pour nos chameaux.
Source : Gallica

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