Résumé

Fernand Hue Les cavaliers de Lakhdar : roman algérien

Puis-je oublier que le colonel Laroche a fait pour moi ce que mon père lui-même n'eût pas fait ? Je suis Français et je reste Français !
- Alors tu porterais les armes contre tes frères !
Les spahis, les goums, les chefs de nos tribus alliées ne luttent-ils pas tous les jours contre les Arabes ?... Et toi-même, Messaoud ben Embarek, n'es-tu pas un allié, un ami de la France ?
— Mais la religion de tes pères ?
— Je n'ai d'autre religion que celle de mon père et de mon pays adoptifs.
— Ignores-tu la loi de Mahomet ? « Le renégat est un ennemi ; tue-le partout où tu le rencontreras ».
Source : Gallica

Fernand Hue Les cavaliers de Lakhdar : roman algérien

Le colonel transmit à ses compagnons l'invitation du chef; tous se mirent en selle, et se rendirent à quelque distance du douar.
Bientôt, ils aperçurent, venant droit devant eux, de l'extrémité de la plaine, une troupe de cavaliers rangés en bataille ; ils s'avançaient de toute la vitesse de leurs chevaux, debout sur les étriers, penchés sur l'encolure, les burnous flottant au vent, et cela ne formait plus qu'une masse blanche, informe, imposante, coupée par le cuir rouge des selles, où le soleil, dardant sur les canons des fusils, mettait par place une note brillante.
Source : Gallica

Fernand Hue Les cavaliers de Lakhdar : roman algérien

Cependant, bien qu'il courût depuis longtemps déjà, Richat ne voyait pas diminuer la distance qui le séparait de l'expédition ; il lui semblait même qu'elle augmentait : les hommes, les chevaux, les chameaux se voyaient moins distinctement ; les objets perdaient de leur netteté; on eût dit qu'une brume légère s'élevait entre la colonne qu'il poursuivait et lui.
L'impression qu'éprouvait Richat, son cheval semblait la partager: il galopait moins vite et le cavalier devait l'exciter de
la voix et de l'éperon pour qu'il ne s'arrêtât pas complètement.
Source : Gallica

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