Florian Pharaon, Récits algériens... par Florian Pharaon… (1871)
“ Tiens, vois-tu, Mallet, je t'aime bien; n'as-tu pas sauvé la vie de ma mère? J'étais bien petite, mais je me souviens. Ai-je eu peur lorsque je t'ai vu avec ton grand fusil? Eh bien ! si je me marie, je voudrais avoir un époux comme toi, brave et bon, avec tes yeux féroces et doux à la fois. Je le voudrais avec ta barbe noire qui effraie et ta parole qui attire. Je le voudrais fort et fier; un homme que l'on craint et que l'on aime; un homme comme mon père. Cependant un jour, Mallet quitta le douar du cheikh l'âme attristée; il aimait Fatma et n'osait se l'avouer à lui-même. ”
