Résumé

Portrait de Louis Noir Louis Noir Souvenirs d'un zouave : sous la tente (1868)

L'homme-légende que nul n'avait expliqué, le Juif de cent cinquante ans- qui semblait ne pas devoir mourir celui dont chacun eût voulu connaître les secrets, dont la ville, la province, l'Algérie entière s'occupaient, le père Mathus avait besoin de moi !
J'allais peut-être savoir le mot de cette énigme vivante.
Et pourtant j'étais vaguement effrayé; un mystère est à l'imagination ce que l'abîme est à l'œil ; je craignais de plonger mon regard dans le passé de ce vieillard, comme on redoute le vertige, quand on sonde un précipice.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Souvenirs d'un zouave : sous la tente (1868)

Nombre de conscrits sont sujets la nuit, en Afrique, à des terreurs vagues, causées par les cris lamentables des chacals, clamant dans les ténèbres; comme rien n'est plus dangereux que de confier à un poltron la garde d'un poste endormi, comme tout soldat est oppelé à faire le service de sentinelle perdue, on engage ceux qui ne se sentent pas sûrs d'eux-mêmes, à passer plusieurs nuits dehors pour s'aguerrir; excellente méthode, qui laisse un jeune homme se mesurer à lui-même les épreuves et qui lui donne le vrai courage peu à peu.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Souvenirs d'un zouave : sous la tente (1868)

Il regarda les Kabyles, leur montra le poing et ne desserra pas les dents. Ses lèvres et tous les muscles de sa face étaient contractés douloureusement. Je ne savais qu'en penser.
Un coup de feu, parti de l'embuscade kabyle, détourna mon attention ; l'ennemi essayait la portée de ses armes. Une pierre vola à dix pas de nous, chassée par une balle tirée trop bas.
Un zouave ramassa le projectile, et son œil s'illumina d'un éclair de haine.
— C'est un pruneau de cuivre, dit-il; ces gredins-Ià veulent envenimer les blessures.
Source : Gallica

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