Louis Noir,
Souvenirs d'un zouave : sous la tente
(1868)
“ L'homme-légende que nul n'avait expliqué, le Juif de cent cinquante ans- qui semblait ne pas devoir mourir celui dont chacun eût voulu connaître les secrets, dont la ville, la province, l'Algérie entière s'occupaient, le père Mathus avait besoin de moi ! J'allais peut-être savoir le mot de cette énigme vivante. Et pourtant j'étais vaguement effrayé; un mystère est à l'imagination ce que l'abîme est à l'œil ; je craignais de plonger mon regard dans le passé de ce vieillard, comme on redoute le vertige, quand on sonde un précipice. ”
