Louis Noir,
Grands jours de l'armée d'Afrique…
(1872)
“ Il ne s'agit pas seulement d'être braves, avait dit le colonel, il faut être adroits, calmes et prudents : que personne n'avance, que nul ne recule et qu'on montre un sang-froid inébranlable. Selon leur habitude, les Arabes s'élancèrent en fourrageurs, poussant des cris sauvages, caracolant, tirant du haut de leurs chevaux, criblant les rangs de balles, mais n'arrivant pas franchement sur la baïonnette. On les laissa arriver à bonne portée, puis le canon leur cracha des obus et des boulets au plus épais de leurs goums ; on leur envoya une fusillade bien nourrie et ils s'arrêtèrent. ”
