Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ J’ai admiré le respect que le Kabyle a pour ses chefs : ce respect vient de ce que ces derniers réunissent en eux les fonctions sacerdotales et militaires. Quand un Kabyle rencontre un marabout, un aga, ou même un simple chef, il s’avance avec empressement et, sans lui adresser la parole, lui baise le pied, la main, l’épaule, ou les joues, suivant le degré de sa puissance. Quand le chef est assis, l’arrivant, après les politesses d’usage, prend place au cercle et, gardant le plus profond silence, il écoute la conversation qui, du reste, est peu animée et qui se fait à voix basse. ”
