Jean-Bernard, Les Dos-Voutés & Larme-à-l'oeil (1889)
“ Joseph ne mordait pas à la peinture. A douze ans, il ne parvenait pas encore à dessiner un serpent convenable. Jamais il ne put proprement camper un lutteur. Les lutteurs furent le tourment de toute la jeunesse de Joseph. Chaque fois qu'il venait une de ces commandes au père Laval, le malheureux rapin était chargé de peindre les immenses toiles. Joseph se mettait avec résignation à la besogne, il arrivait, à force de volonté, à dessiner les hommes colosses, mais jamais, au grand jamais, il ne put les mettre solides sur leurs jarrets cambrés, ni parvenir à leur faire toucher la terre. ”
