Toussaint-Ange Cotelle

Élements biographiques

Toussaint-Ange Cotelle,  Cour de cassation. Question du mariage des prêtres… (1846)

“ Car, dans la discipline du clergé, c'est une routine aveugle et fausse que de prétendre couvrir de la robe du prêtre les plus grands désordres, auxquels, par de rares exceptions, peuvent se livrer quelques-uns de ses membres. Mais l'Église catholique, fière et pudibonde, ne sait pas retrancher d'un arbre magnifique les branches maladives qui le déshonorent et le tuent; que lui importe donc que la société reprenne et laisse vivre, de la vie commune, dans l'obscurité qui leur convenait, ceux qui n'auront pas pu porter le fardeau de devoirs sublimes et de vertus surhumaines ! ”
Source : Gallica

Toussaint-Ange Cotelle,  Cours de droit administratif appliqué aux travaux publics… (1859-1862)

“ La proposition d'une indemnité sera véritablement faite à titre gracieux, si l'ingénieur qui l'émet s'y est décidé par la seule considération des circonstances désavantageuses du marché, de la ruine imminente de l'entrepreneur, et de ses titres à la bienveillance de l'administration, à raison du zèle, de la bonne foi, de la capacité dont il aura fait preuve dans ses travaux. Or, quelque regrettables que soient les pertes auxquelles un bon entrepreneur sera conduit fatalement par un trop fort rabais, il est contraire aux principes de modifier, par pure faveur, les prix de l'adjudication. ”
Source : Gallica

Toussaint-Ange Cotelle,  Cour de cassation. Question du mariage des prêtres… (1846)

“ Non, certes, car l'autorité religieuse ne doit plus agir que dans le secret des consciences, dans le for intérieur; l'autorité civile, qui peut seule gêner extérieurement la liberté de l'homme et du citoyen, n'a plus à venger les infractions à une loi religieuse.
Si les lois du Concordat ont voulu investir le culte catholique du respect qui lui est dû en rétablissant l'ancienne discipline des canons, ont-ils par cela rendu force de loi à leurs prescriptions dans le domaine du pouvoir temporel, à rencontre des droits naturels et civils du citoyen, enfin devant les tribunaux?
”
Source : Gallica

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