J.-H. Rosny jeune,
Le banquet de Platon : roman
(1942)
“ Les coupes, les carafes taillées mettaient des étincelles dans l'œil vert de Rivanne, un reflet sur le front et les cheveux de Vitruve, un luisant sur la calvitie de Latour-Briand, un point lumineux sur le nez d'aigle de San Giorno... C'était, en somme, une noble compagnie sachant jouir des belles choses répandues devant elle, capable de goûter à la fois la lumière du jour, l'esprit de Rivanne, l'intelligence sereine de Vitruve, la ferme pensée de Berthole, l'élégance de San Giorno, la distinction racée de Latour-Briand. L'art les accompagnait, et les grands hommes des temps passés. ”
