Amédée de Bast

Résumé

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

La navigation, endormie pendant tout le temps que dura le classement des barbares en Europe, se réveilla à l'époque des croisades. Ce fut encore à l'ombre de la croix que l'art merveilleux de flotter sur l'abîme se révéla au monde pour la seconde fois. La découverte de l'Amérique, vers la fin du quinzième siècle, acheva de donner à la marine marchande et militaire de l'Europe une importance qui s'est accrue jusqu'à nos jours et qui promet de s'augmenter encore, grâce aux progrès des sciences et aux précieuses traditions de l'expérience.
Source : Gallica

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

Constantinople était une ville qui n'était ni grecque ni romaine, et où les beaux-arts transplantés ne pour vaient plus fleurir. La musique eut le sort de la sculpture et de la peinture; elle languit et disparut sous la pourpre vénale des
successeurs de Constantin le Grand, dans la boue séditieuse des légions déshonorées, dans les clameurs d'un peuple insolent et perfide, dans les anathèmes du schisme et de l'hérésie, dans le tumulte lointain mais perceptible de l'arrivée des barbares, qui poursuivaient l'ombre de Rome, au-delà du Tibre asservi et des Alpes captives.
Source : Gallica

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

Voilà pourtant ce qui doit transformer le globe. La civilisation ou le retour à la barbarie sont enfermés dans le cercle brûlant de ces chaudières effroyables : les lois, les croyances, les mœurs, les langages, les institutions, les arts, les sciences vont dépendre de quelques gouttes d'eau distribuées dans ces piscines infernales par un Érostrate ou par un Numa ! Don du ciel ou don de l'enfer, la vapeur est appelée, d'ici à moins d'un siècle, à faire de la grande famille humaine une société de frères ou une immense communauté de brigands.
Source : Gallica

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