Résumé

Eugène Cauchy Le droit maritime international… (1862)

L'axiome d'Ulpien : Mare, naturâ, omnibus patet, n'a-t-il pas, ce semble, résumé d'avance en quatre mots tant de volumes écrits depuis un siècle sur la liberté des mers et le droit des neutres! D'où vient donc que ce droit césaréen, comme Selden le nommait par ironie, énonce, en ce qui touche l'usage de la mer, le seul principe libéral et vrai ; tandis que l'Angleterre, cette terre classique de la liberté politique et civile, a posé si longtemps pour base de son droit des gens maritime, le principe
de l'asservissement des mers, c'est-à-dire le contre-pied de la vérité comme de la justice?
Source : Gallica

Eugène Cauchy Le droit maritime international… (1862)

Tout ce qui fait l'objet des transactions maritimes se transporte et voyage d'un bout du monde à l'autre. Les magasins flottants sur lesquels on entasse les marchandises les plus diverses, sont « meubles» comme les denrées qu'ils voiturent.
Navire, cargaison, fret, assurance, louage d'argent ou de matelots, rien de ce qui touche au trafic de la mer n'échappe à cette loi de perpétuel mouvement, qui sans cesse fait passer ces choses de port en port, de main en main, entre gens qui se rencontrent sur tel point du globe pour traiter ensemble, souvent sans se connaître.
Source : Gallica

Eugène Cauchy Le droit maritime international… (1862)

En reparaissant pour un temps dans le monde, l'esclavage devait y ramener avec lui son hideux cortège d'abus de la force qui engendrent des haines et de haines qui engendrent des complots et des vengeances. Il y a dans tout état contre nature un germe de guerre, prêt à éclore pour peu que les liens sociaux se relâchent. Avec leurs bras nerveux qui furent pour nos colons un instrument si profitable de richesse, les nègres de la Guinée -avaient apporté en Amérique des instincts belliqueux et féroces que l'esclavage eut pour effet de comprimer, mais non de détruire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature