Résumé

Le Livre de guerre. (Mars.) (1874)

“ Il n'y a plus de sécurité pour personne. La guerre est la fatalité de toute situation fausse, et l'Europe est dans une situation fausse.
Les cinq grandes puissances s'appelaient autrefois la France, l'Angleterre, la Russie, l'Autriche et la Prusse ; aujourd'hui cette dernière disparaît, mais elle surgit démesurée, immense, envahissante, alarmante sous le nom d'Empire allemand.
Sur les ruines de la Confédération germanique s'élève l'Allemagne prussienne, et l'équilibre est rompu. On s'est armé, on s'arme plus que jamais pour conjurer les effets de celte réorganisation du centre de l'Europe.
”
Source : Gallica

Le Livre de guerre. (Mars.) (1874)

“ Qu'est-ce, en effet, qu'une armée sans union, où nul n'est assuré d'être secondé par celui qui combat à ses côtés, où les généraux et les soldats, pleins de défiance, s'observent avec inquiétude? Ce qui fait la force d'une armée, c'est la certitude que chacun fera son devoir et que tous les efforts concourront au même but ; mais si le plus vaillant se voit réduit à ne compter que sur son propre courage, si l'action des braves peut être ralentie par la crainte d'être abandonnés dans le danger, quel pronostic plus certain d'un revers ! ”
Source : Gallica

Le Livre de guerre. (Mars.) (1874)

“ La grande famille militaire est soumise aux mêmes lois : elle n'est forte, elle n'est unie que lorsqu'elle respecte absolument les grandes lois morales qu'on ne viole jamais en vain.
On décerne aux soldats tous les honneurs ; et c'est avec justice que les armées représentent devant les contemporains et devant la postérité la gloire qu'une nation a acquise par la volonté et par les sacrifices de tous ; mais, en échange de ce privilège sublime, la patrie demande au soldat comme une abdication de son individualisme politique, presque une abdication de l'humanité
”
Source : Gallica

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