Louis Moland,
La France guerrière : récits historiques d'après les chroniques et les mémoires de chaque siècle
(1868)
“ Les Français ne sont pas plus de deux cents et les Normands sont quarante mille. Des troupes fraîches viennent remplacer les anciennes à l'attaque de la tour. Des deux côtés les voix sonores remplissent Tair, les pierres retentissent sur les boucliers ornés de peintures, les écus gémissent sous les chocs, et les flèches en sifflant traversent les casques. Bien des Normands reposés et bien repus se précipitent; quelques-uns retournent blessés auprès de leurs femmes qui, s'arrachant les cheveux, les injurient et les menacent de ne plus leur donner de pain, de vin ni de chair de sanglier. ”
