Amélie Bosquet,
La Normandie romanesque et merveilleuse
“ « Hélas ! s’écria la noble damoiselle, vivement attendrie, c’est la mort seule que, dans cette course périlleuse, vous irez chercher pour fiancée ! Ne vaut-il pas mieux céder à la volonté de mon père, souffrir et nous aimer en silence ? — Mais je ne vous aimerais pas, répliqua résolument le chevalier, si j’étais capable de m’en tenir à cette langoureuse résignation. Une chance d’être heureux m’est offerte ; dangereuse ou non, je tenterai de me la rendre favorable. » La jeune princesse, admirant le noble dévouement de son amant, pensa qu’elle devait, au moins, le seconder de tous ses efforts. ”
