Ch. Louandre, Le diable. — Sa vie, ses mœurs et son intervention dans les choses humaines
“ C’était bien la peine de nier le pape et les saints, pour affirmer Satan ; c’était bien la peine d’évoquer l’esprit des temps modernes pour se replonger dans les ténèbres du passé, et se montrer plus crédule encore que ces docteurs du moyen-âge, dont l’hérésie insultait la foi. Pour Luther, le diable est le maître absolu, un maître redoutable qui a dans sa sacoche plus de poisons que tous les apothicaires du monde. C’est le prince de la terre ; il est partout, dans l’air que nous respirons, dans le pain que nous mangeons. ”
