Pierre Larousse,
Fleurs historiques : clef des allusions aux faits et aux mots célèbres que l'on rencontre fréquemment dans les ouvrages des écrivains français…
(1913)
“ Dans le langage ordinaire, Thébaïde se dit d'un désert, d'une solitude profonde, où l'on vit retiré du monde; mais ce mot est loin de se prendre toujours en mauvaise part. On en fait souvent usage, en poésie surtout, pour désigner une retraite favorite, que l'on s'est choisie soi-même, pour jouir, loin du tumulte, des douceurs de l'amitié ou même de sentiments plus tendres : Un frais cottage, anglais, voilà sa Thébaide; Et si son front de nacre est coupé d'une ride, Ce n'est pas, croyez-moi, qu'elle songe à la mort : Pour craindre quelque chose elle est trop esprit fort. ”
