Thébaïde

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse,  Fleurs historiques : clef des allusions aux faits et aux mots célèbres que l'on rencontre fréquemment dans les ouvrages des écrivains français… (1913)

“ Dans le langage ordinaire, Thébaïde se dit d'un désert, d'une solitude profonde, où l'on vit retiré du monde; mais ce mot est loin de se prendre toujours en mauvaise part. On en fait souvent usage, en poésie surtout, pour désigner une retraite favorite, que l'on s'est choisie soi-même, pour jouir, loin du tumulte, des douceurs de l'amitié ou même de sentiments plus tendres : Un frais cottage, anglais, voilà sa Thébaide; Et si son front de nacre est coupé d'une ride, Ce n'est pas, croyez-moi, qu'elle songe à la mort : Pour craindre quelque chose elle est trop esprit fort. ”
Source : Gallica

Portrait de Anatole France Anatole France,  Thaïs (1890)

“ Des anges semblables à de jeunes hommes venaient, un bâton à la main, comme des voyageurs, visiter les ermitages, tandis que des démons, ayant pris des figures d’Éthiopiens ou d’animaux, erraient autour des solitaires, afin de les induire en tentation. Quand les moines allaient, le matin, remplir leur cruche à la fontaine, ils voyaient des pas de Satyres et de Centaures imprimés dans le sable. Considérée sous son aspect véritable et spirituel, la Thébaïde était un champ de bataille où se livraient à toute heure, et spécialement la nuit, les merveilleux combats du ciel et de l’enfer. ”
Source : Wikisource

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse,  Fleurs historiques : clef des allusions aux faits et aux mots célèbres que l'on rencontre fréquemment dans les ouvrages des écrivains français… (1913)

“ La Thébaide, une des trois grandes divisions de l'Egypte ancienne, et qui avait Thèbes pour capitale, est fameuse par les déserts qui, à l'est et à l'ouest, environnaient sa partie habitée. C'est dans ces solitudes qu'aux premiers siècles du christianisme se réfugièrent un grand nombre de chrétiens, pour fuir la persécution ou pour se dérober aux séductions du monde, et se livrer au jeûne, à la prière, à toutes les austérités de la vie ascétique. Le plus illustre d'entre eux, saint Antoine, avait donné l'exemple en distribuant sa fortune aux pauvres pour vivre du travail de ses mains. ”
Source : Gallica

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