Résumé

Armand de Solignac Le Gâteau des rois, souvenirs d'enfance… (1854)

Viens, mon petit, dit Marcellin, je t'ai fait du mal, ma soeur va te consoler.
Une heure après, les oiseaux dormaient l'un près de l'autre, dans un joli nid de duvet habilement construit par les mains de Berthe.
Dans l'immense cour d'un collège, des enfants jouaient avec ardeur. Ici la balle rebondissante frappait la terre; là des bras vigoureux lançaient un ballon ; plus loin, une grande partie de barres était engagée : dans cette partie de barres il y avait, comme toujours, des prisonniers ; car l'enfance ne joue qu'avec la douleur de l'avenir dont elle se fait un hochet.
Source : Gallica

Armand de Solignac Le Gâteau des rois, souvenirs d'enfance… (1854)

Pleurer ! lui qui, le matin, lisait de si beaux traits de courage dans l'histoire romaine! Oui, son âme généreuse, qu'enhardissaient chaque jour les froides leçons de l'antiquité, n'avait pu, sans faiblir, apprendre la tristesse du petit être qui, pour sa soeur, n'était qu'un souvenir caché sous les battements de deux petites ailes.
— Mais, que fais-tu donc, Marcellin? je voulais te délivrer, tu n'as pas tendu la main?
— Moi?... Ah ! c'est vrai ; je pensais à autre chose.
— Est-il drôle ce garçon là ! il ne tient guère à la liberté.
Source : Gallica

Armand de Solignac Le Gâteau des rois, souvenirs d'enfance… (1854)

Il faisait beau : je sortis ma chaise dans le préau, je m'assis devant ma porte que les flots du soleil inondaient, et mes yeux s'attachèrent sur la fenêtre grillée. Personne ne s'y montra d'abord, mais, vers une heure de l'après-midi, le vieillard se montra de nouveau, et, auprès de lui, une jeune fille de la plus éclatante beauté. Le père et la fille étaient debout ; celle-ci présentait, une à une, au vieillard des fleurs qu'elle tenait dans une corbeille, et lui les arrangeait en bouquets merveilleux .
Source : Gallica

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