Résumé

Alfred de Villeneuve Les Mystères du cloître, par Alfred Villeneuve… (1846)

Cette jeune femme était Clorinde, la maîtresse du marquis de Savigny.
Le jour était à son déclin; quelques pâles rayons du soleil nébuleux doraient le haut des maisons, puis disparurent; pour faire place à la nuit; l'air devint frais, et un léger brouillard glacé se condensa sur la capitale, qui peu à peu se parait de ses feux du soir.
Clorinde était rentrée dans son appartement; puis, après avoir fermé sa fenêtre, elle s'était jetée dans un fauteuil, devant un feu qui pétillait dans la cheminée en marbre blanc. Une pensée désagréable faisait plisser son
front rose
Source : Gallica

Alfred de Villeneuve Les Mystères du cloître, par Alfred Villeneuve… (1846)

Clorinde avait été conduite au bai du comte Piazziani par son amant; le marquis occupé à une table de jeu, avait laissé sa belle maîtresse parcourir tous les salons escortée par une foule d'adorateurs, notamment par le poète Fabien Maurice, qui avait trouvé charmant d'offrir son encens et ses madrigaux à la rivale de celle à qui il adressait ses soupirs incompris.
Clorinde en femme d'esprit et qui sait son monde, accueillit, avec une grâce charmante, les mille compliments de ses adorateurs; elle semblait surtout encourager la passion naissante du journaliste.
Source : Gallica

Alfred de Villeneuve Les Mystères du cloître, par Alfred Villeneuve… (1846)

Ces derniers mots étaient accompagnés du plus charmant sourire et du plus voluptueux regard que femme ait adressé à son amant.
Les nuages disparurent du iront du marquis; il prit dans ses bras sa maîtresse et déposa un baiser sur ses cheveux.
« — Hector, vous ne me dites pas si vous m'avez pardonné?
» — Je n'ai rien entendu, dit le marquis en souriant ; d'ailleurs, je ne me souviens jamais d'autre chose que de ton amour.
» — Vous êtes bon, Hector, vous êtes meilleur que moi. Mais, mon ami, si vous saviez combien l'attente est terrible !
Source : Gallica

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