Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Mézélie. Tome 2 (1839)

Ce jour-là, Mézélie commençait à éprouver une vive inquiétude, lorsque Valentine rentra d'un air tout à la fois souriant et embarrassé.
— Tu m'attendais, dit-elle ; c'est que j'ai été bien loin ; et si tu savais qui j'ai rencontré !
— Ah ! mon Dieu, tu as rencontré quelqu'un que tu connais ! s'écria Mézélie en pâlissant; comme toutes les personnes qui sont sous l'empire d'une continuelle préoccupation, elle y rapportait tout ; une folle idée s'était présentée à son esprit, elle avait cru que sa soeur venait de rencontrer don Fernando.
— C'est un hasard, reprit Valentine, un singulier hasard
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Mézélie. Tome 2 (1839)

Madame, dit-il en s'adressant à Mézélie, depuis un mois je n'ai pas passé un seul jour sans désirer de vous revoir ; je ne l'espérais plus, lorsqu'hier j'ai rencontré mademoiselle votre soeur.
A ces mots, Valentine sourit et fit signe à la jeune fille de ne pas le désabuser; cette méprise l'amusait : peut-être un instinct de coquetterie lui fit-il désirer que M. Vattier la crût libre : elle avait encore assez de naïveté pour penser que les hommes comptent cela pour quelque chose, quand leur coeur est près de se tourner vers une femme.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Mézélie. Tome 2 (1839)

Quand Mézélie leur parlait du comte de Bibar, ils gardaient aussi le silence; ils ne le connaissaient pas : depuis dix ans, peut-être, il n'était descendu ni à la sucrerie ni aux cases, qui n'étaient pourtant qu'à un quart de lieue de l'habitation.
Au milieu de cette vie à la fois active et paisible , Mézélie avait cependant des moments d'affreuse tristesse. Elle jetait autour d'elle un regard abattu, et elle murmurait dans la douleur que lui causait son isolement :
— Seule, mon Dieu! toujours seule!
Source : Gallica

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