Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud, Mézélie. Tome 2 (1839)
“ Ce jour-là, Mézélie commençait à éprouver une vive inquiétude, lorsque Valentine rentra d'un air tout à la fois souriant et embarrassé. — Tu m'attendais, dit-elle ; c'est que j'ai été bien loin ; et si tu savais qui j'ai rencontré ! — Ah ! mon Dieu, tu as rencontré quelqu'un que tu connais ! s'écria Mézélie en pâlissant; comme toutes les personnes qui sont sous l'empire d'une continuelle préoccupation, elle y rapportait tout ; une folle idée s'était présentée à son esprit, elle avait cru que sa soeur venait de rencontrer don Fernando. — C'est un hasard, reprit Valentine, un singulier hasard ”
