Paul Verlaine,
Œuvres complètes de Paul Verlaine
“ Ce timbre d’argent qui vibrait sans trêves, Quand Marco chantait. Quand Marco pleurait, ses terribles larmes Défiaient l’éclat des plus belles armes ; Ses lèvres de sang fonçaient leur carmin Et son désespoir n’avait rien d’humain ; Pareil au foyer que l’huile exaspère, Son courroux croissait, rouge, et l’on aurait Dit d’une lionne à l’âpre forêt Communiquant sa terrible colère, Quand Marco pleurait. Quand Marco dansait, sa jupe moirée Allait et venait comme une marée, Et, tel qu’un bambou flexible, son flanc Se tordait, faisant saillir son sein blanc ”
