Charles Élie

Résumé

Charles Élie Marco le Bourbonnien. Tome 2 (1846)

Le reste de la reconnaissance se fit en silence. Les soldats marchaient attentifs, et le fusil armé ; leurs regards ardents plongeaient dans les sombres fourrés, avec un air d'attente pleine d'impatience ; ils s'attendaient à en voir sortir à tout moment leurs ennemis. Mais ils atteignirent la lisière du bois sans apercevoir l'ombre d'un Bourbonnien. — Ils revinrent sur leurs pas.
Quand ils furent près du défilé, ils s'arrêtèrent tous un instant, pour jeter les yeux à leur droite dans le bois. Le cadavre sanglant du hussard était toujours debout, attaché au tronc du châtaignier.
Source : Gallica

Charles Élie Marco le Bourbonnien. Tome 2 (1846)

Sur un ordre du lieutenant, les cavaliers napolitains, laissant leurs chevaux paître en liberté autour de la vieille chapelle, furent s'établir à une certaine distance en avant du bouquet d'arbres. Resté seul sous le feuillage, Marco s'adossa contre le tronc du dernier châtaignier, croisa les bras sur sa poitrine et demeura assez longtemps immobile, les yeux fixés sur les nuages.
Un léger sifflement, qui se fit entendre tout près, le tira enfin de son immobilité. Il tressaillit et jeta un rapide regard à ses côtés; il crut apercevoir une forme humaine tout près de lui
Source : Gallica

Charles Élie Marco le Bourbonnien. Tome 2 (1846)

Une troupe de patriotes calabrois, d'environ deux cents hommes, fermait la marche. C'étaient pour la plupart des hommes aux joues hâves, au regard sombre; ils ne portaient ni armes ni vêlements uniformes, et leurs fusils n'avaient pas ce brillant que l'on aime à voir aux armes d'un soldat.
Ils marchaient en silence, comme affaissés sous le poids de leurs malheurs. A les voir ainsi nonchalants et tranquilles, on ne pouvait soupçonner quelle haine bouillonnait dans leurs poitrines. Cependant il n'eût fallu qu'un cri pour les arracher à cette sombre apathie : « les Bourboimiens
Source : Gallica

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