Charles Joliet,
Les Romans patriotiques, l'occupation
(1871)
“ Est-ce donc un crime que d'aimer un étranger? Est-ce que le comte de Minden m'a reproché la mort de son père tué par les cuirassiers français? — C'est vrai, chère enfant, je suis injuste... Je ne te fais aucun reproche... Je suis un soldat, et j'oublie que tu es une jeune fille... Allons, j'ai aussi besoin de courage puisque je te vois souffrir et que tu vas me quitter... Allons, mon enfant, ma chère Aurore, tu sais bien que ta volonté est la mienne et que je t'obéirai. Aurore le regarda. Le capitaine Montagnon baissa les yeux et son visage se colora d'une rougeur passagère. ”
