Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Sous le givre et la neige, et riant. — La bataille, Reprit le colonel, sera toute à mitraille ; Moi, j'aime l'arme blanche, et je blâme l'abus Qu'on fait des lâchetés féroces de l'obus ; Le sabre est un vaillant, la bombe une traîtresse ; Mais laissons l'empereur faire. Adieu, le temps presse. Restez ici demain sans broncher. Au revoir. Vous ne vous en irez qu'à six heures du soir. — Le colonel partit. Je dis : — Par file à droite ! Et nous entrâmes tous dans une enceinte étroite ; De l'herbe, un mur autour, une église au milieu, Et dans l'ombre, au-dessus des tombes, un bon Dieu. ”
