Dieu et Patrie, souvenirs militaires (1894)
“ « Jean-Marie, tu es brave, lui dit-il, je vais te proposer pour la croix. —Je vous remercie, mon commandant, répondit le blessé ; ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Je n'ai qu'un instant à vivre. Je voudrais mourir en chrétien... un aumônier !... — Nous n'en avons pas ici, hélas ! — Oh ! mon Dieu ! murmura le moribond, pas de prêtre ! je suis bien malheureux ! Que dirait ma pauvre mère si elle me voyait prêt à quitter la vie sans qu'un ministre du Seigneur fût à mes côtés, me montrant le ciel, m'adressant un mot d'espoir, de pardon ? » Le mourant fondit en larmes. ”
