Résumé

Alphonse Balleydier Veillées de famille, par Alphonse Balleydier (1855)

Voyez, mon père ! un grand nombre de cierges brûlent devant l'autel de la Vierge, un prêtre entonne l'hymne de la reconnaissance, la jeune fille unit sa voix à la sienne... Comme elle est sonore et harmonieuse! ce n'est plus la voix de cet enfant qui pouvait à peine murmurer : Ayez pitié de moi, Seigneur!
— Cette enfant a été guérie, mon fils... Dieu l'a conservée à l'amour de son père, parce qu'un jour le bon Dieu, touché de ses larmes, l'a prise en sa sainte miséricorde... parce qu'un jour sa divine mère a favorablement accueilli une prière qu'elle exauce toujours...
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Veillées de famille, par Alphonse Balleydier (1855)

Vous désirez un souvenir de moi, colonel ? Eh bien! chaque soir que le mois d'octobre ramènera dans votre vie le quantième de 21, rappelez-vous le champ de bataille où deux êtres faits pour s'aimer se sont trouvés en présence la haine au coeur et l'épée à la main ; rappelez-vous la cabane où vous m'avez retrouvé mourant après le combat, le baiser de paix que je vous ai donné pour gage de la réconciliation, alors souvenez-vous de moi, colonel... Lorsque vous désirerez un souvenir de moi... regardez votre poitrine... vous y verrez la cicatrice d'une blessure...
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Veillées de famille, par Alphonse Balleydier (1855)

On se rend au cimetière de Graville pour donner une prière, un souvenir, une larme à ceux qui ne sont plus. On va au Père-Lachaise, par partie de plaisir, comme on va à Longchamps le vendredi saint.
À Graville, tout est simple et modeste. Au PèreLachaise, on joue à l'orgueil du faste. L'es'pèce de la pierre est au Père-Lachaise le luxe des morts, comme la race des chevaux est celui des vivants.
A Graville, tout est pieux, tout est vrai. Le cimetière de Graville, abrité par sa vieille croix, est bien réellement le relais qui se trouve entre la terre et le ciel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature