Alphonse Balleydier, Nouvelles lyonnaises, par Alphonse Balleydier (1843)
“ Le poète priait toujours. Il pria pour le tueur de prêtres et le briseur de croix. Je l'entendis qui disait tout bas : « Pitié pour lui, mon Dieu ! il ne sait ce qu'il dit ; pitié pour son âme, il ne sait ce qu'il fait. » Cette scène horrible m'avait fait un mal affreux ; je passai une fort mauvaise nuit ; la voix de l'impie bourdonnait dans mon oreille, son regard était constamment dans mes yeux. Oh ! que la mort du pécheur est épouvantable ! oh ! que l'agonie doit être lourde au coeur qui n'a pas un repentir à donner au passé, pas une espérance à prêter à l'avenir. » ”
