Résumé

Alphonse Balleydier Nouvelles lyonnaises, par Alphonse Balleydier (1843)

Le poète priait toujours.
Il pria pour le tueur de prêtres et le briseur de croix.
Je l'entendis qui disait tout bas : « Pitié pour lui, mon Dieu ! il ne sait ce qu'il dit ; pitié pour son âme, il ne sait ce qu'il fait. »
Cette scène horrible m'avait fait un mal affreux ; je passai une fort mauvaise nuit ; la voix de l'impie bourdonnait dans mon oreille, son regard était constamment dans mes yeux. Oh ! que la mort du pécheur est épouvantable ! oh ! que l'agonie doit être lourde au coeur qui n'a pas un repentir à donner au passé, pas une espérance à prêter à l'avenir. »
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Nouvelles lyonnaises, par Alphonse Balleydier (1843)

C'est un grand bonheur pour moi de voir, alors toutes ces bonnes âmes courbées sur la pierre sainte, priant loin des bruits de la terre et loin des passions des hommes qui bruissent et s'agitent au bas de la colline ; j'aime à voir toutes ces bonnes figures qui réflètent l'amour divin ; j'aime à voir tous ces hommes, toutes ces femmes qui s'isolent dans le silence de leur coeur pour entendre parler la voix de Dieu, oui j'aime infiniment , je vous le répète , j'aime de toute mon âme la bonne Vierge Marie.
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Nouvelles lyonnaises, par Alphonse Balleydier (1843)

Collot-d'Herbois, à Lyon, disséquait à coups de canon, ses victimes vivantes, et par ses soins, les bourreaux manquaient un jour aux condamnés.
Robespierre nageait à Paris dans ce long fleuve de sang qui avait pris sa source au pied de l'échafaud du 21 janvier.
Alors la terreur était triomphante; toutes les tètes se courbaient à son passage ; on avait encore le courage de la mort, on avait perdu celui de la résistance. Plus de trône, plus d'autel : le temple avait été détruit, le trône avait été brisé. La Convention avait essayé la tète du roi au tranchant de sa hache révolutionnaire
Source : Gallica

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