Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Résumé

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les Mémoires d'un troupier, par le Cte Anatole de Ségur… (1858)

Te souviens-tu de ce jour plein de charmes Où, du Sauveur, embrassant l'humble croix. Le coeur joyeux, les yeux mouillés de larmes, Tu reçus Dieu pour la première fois ? 0 jour céleste ! ô pure et douce ivresse ! Amour sacré, qu'êtes-vous devenu? Dieu se souvient de ta sainte promesse; Mais toi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Ils te diront, les méchants, les impies, Qu'on ne peut être et chrétien et soldat : Jeune guerrier, brave leurs railleries, Et livre-leur un généreux combat ! Tous les héros que la France révère Furent aussi des héros de vertu !
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les Mémoires d'un troupier, par le Cte Anatole de Ségur… (1858)

«—Ça, c'est vrai! s'écria le zouave parisien, je l'ai vu, de mes yeux, et je me suis même, dit, en le voyant traverser ainsi l'Aima et s'élancer des premiers à l'assaut : « Eh bien ! à la bonne heure, voilà un curé qui n'est pas bête, et qui ne manque ni de tète, ni de coeur ! » Comme ça, c'était monsieur Parabère?
— Lui-même, reprit le P. Gloriot, l'aumônier en chef de l'armée.
— Ah çà ! et c'est-il vrai; ce que je me suis laisse dire, que c'est un jésuite?
— Parfaitement vrai, répondit le P. Gloriot en souriant, il est jésuite comme moi. — Comme vous? Vous l'êtes donc aussi?
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les Mémoires d'un troupier, par le Cte Anatole de Ségur… (1858)

Nous quittames la France, les uns avec des chants insouciants et joyeux, les autres avec des larmes dans le coeur. Pour moi, j'étais triste et heureux en même temps, triste de quitter ma chère patrie, cette belle et douce terre de France où j'étais né, où j'avais grandi, où je laissais mon père, ma mère et celle que j'aimais; mais bien heureux d'aller à la Rome, à la ville sainte, où je devais trouver une autre patrie, et, dans le Souverain Pontife, le père commun et Vénéré de tous les fidèles. Il en est ainsi dans la plupart des circonstances de la vie
Source : Gallica

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