Max Reichard, Souvenirs d'un aumônier protestant au camp français devant Sébastopol… (1869)
“ Je pris immédiatement ma robe d'église, une liturgie et une Bible, et montai dans la voiture, tandis que l'étranger montait mon cheval, qui devait me ramener le soir même. Le trajet, de deux lieues environ, s'exécuta rapidement, et nous ne tardâmes pas à atteindre la maison de l'horloger. Kamiesch, comme Balaclava, ressemblait à un grand champ de foire; tout y respirait l'amour des affaires et l'on n'y vivait que pour gagner de l'argent. Nous entrâmes dans une maison assez semblable à une baraque de foire, et je frémis en songeant à l'insuffisance d'un pareil abri pour un enfant malade. ”
