Résumé

Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch La Hasara-Raba, scènes de la vie juive en Gallicie…

Il est mort ! répéta l’assistance, et la prière des défunts s’éleva de nouveau. « Dieu donne et Dieu reprend, que le nom de Dieu soit loué ! Qu’est-ce que l’homme ? Tous ses efforts sont vains, il passe comme une ombre. Au matin, il est semblable à une fleur ; le soir, il se flétrit. Celui qui meurt n’emporte rien avec lui, rien de ce qu’il a gagné ne le suit au tombeau ; seule l’innocence lui prépare une dernière heure tranquille et ensuite l’éternel repos. Dieu sauve son âme, car nul ne se perd qui a confiance en Dieu. »
Le père Konaw est mort !
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Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch La Hasara-Raba, scènes de la vie juive en Gallicie…

Tu es sur un trône ; pourquoi veux-tu faire de moi l’escabeau de tes pieds ?
— Quelle arrogance ! s’écria Pennina en se levant. Tu aimes mieux souffrir de la faim et vivre dans la fainéantise !
— Suis-je un fainéant ? s’écria Baruch, dont les yeux étincelèrent.
— Tu l’es ! répliqua Pennina en se rapprochant, et un vagabond, un gueux, un ver de terre,... tu ne seras jamais autre chose.
— Et que seras-tu donc, toi, reine de l’aune, lionne attelée à un baudet ?...
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Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch La Hasara-Raba, scènes de la vie juive en Gallicie…

De quoi te plains-tu ?... Nul ne marche sur des charbons ardens sans se brûler les pieds.
— Cette femme me rendra fou ! s’écria Jehuda. Arrache-moi les cheveux et la barbe, malheureuse, plutôt que de me parler ainsi.
— Ah ! tu comuiences à connaître la jalousie, taupe talmudique ? Et tu veux que j’aie pitié de toi ! As-tu donc eu pitié des belles années de ma jeunesse, alors que tu t’ensevelissais dans tes livres poudreux ? Mieux vaut s’entretenir avec les vivans qu’avec les morts. Ton Talmud est mort et il est affreux, tandis que Kalinoski est un bel homme.
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